Après la défaite contre les Bleus en quart de final de 2019, on pensait les États-Unis revanchards et prêts à en découdre. L’effectif est jeune et gorgé de talent et bon nombre les voyaient déjà grands gagnants.
Pourtant, pour une deuxième fois d’affilée, Team USA repart bredouille de la coupe du monde.
La question se pose alors naturellement : pourquoi un pays qui accueille la plus grande ligue de basket déjoue aux compétitions internationales ?

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Team USA : David contre Goliath
Les Américains ont dominé le basket mondial pendant tellement d’années, qu’ils sont vus à chaque rencontre comme le géant à abattre. Chaque équipe les affrontant rentre alors en trans et nous offre une partition de basket. Ce fut le cas pour la Lituanie, puis l’Allemagne dans un match éblouissant et enfin dans la victoire du Canada en prolongations.

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Trop de risques pour LeBron et compagnie
On commence à s’y habituer. Les grandes stars ‘ricaines du basket ne sont plus intéressées par les compétitions internationales. Parmi les 16 All-Star étasuniens, seuls Tyrese Haliburton et Jaren Jackson Jr. ont accepté l’invitation. Entre blessures et risques d’entacher leurs carrières, la plupart des stars de la ligue préfèrent penser à la saison NBA prochaine. Après tout, bon nombre d’All-Star ont déjà brillé sous le maillot étoilé.

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Une équipe pas taillée pour jouer la FIBA
Luka Doncic nous l’a dit : il est plus compliqué de marquer en Europe qu’en NBA. La FIBA est une compétition de grands pivots dominants, contrairement à la NBA qui est une ligue d’ailiers athlétiques complets. Les fautes sont moins facilement attribuées donc le jeu est plus rude. Enfin, la défense est primordiale.
La jeunesse américaine (25 ans d’âge moyen) n’a pas tenu le choc. Face au savoir-faire et à la rigueur des autres pays comme l’Allemagne ou la Lituanie, qui ont pu compter à la fois sur la versatilité de ses joueurs NBA et sur la fermeté de ses joueurs FIBA.

Le monde s’est réveillé…
Enfin, Steve Kerr s’est prononcé : « Nous ne sommes plus en 92 » annonce-t-il pour justifier les défaites.
En d’autres termes, le monde commence à rattraper son retard face aux États-Unis. Et si on parle souvent des grands absents du côté américain, les absences se comptent dans tous les pays. Wemby pour la France, mais aussi Giannis, Jokic, ou Porzingis respectivement pour la Grèce, la Serbie et la Lettonie.
Encore bravo pour l’Allemagne et son parcours sans faute. Et vous, avez-vous suivi la coupe du monde ? Dites-le-nous en commentaire ou sur le Discord !
En plus de l’Allemagne, Puma repart aussi grand gagnant de cette coupe du monde.
Une réponse
J’apprécie beaucoup la fraîcheur de cette analyse mesurée et droit dans le panier! Buzz à l’auteur! Merci!